Un genou mal en point, une quête, une mission

Il y a un peu plus de deux semaines, mon corps et sa grande sagesse sont passés à l’action, me créant sur mesure une bonne grosse entorse au genou, une entorse proportionnelle à mon besoin de repos, d’intériorisation et de réflexion.

Douleur obligeant, j’ai donc passé le premier 10 jours en arrêt presque total, la patte surélevée, élisant domicile sur mon divan, entourée de mes livres, de tisane, de lait d’or (recette ici) et de mes cahiers de croquis.

Dans ma vision de la vie, chaque douleur et chaque malaise offrent une occasion de guérison et de croissance beaucoup plus grande que la simple réparation physique.  J’ai donc choisi d’ouvrir tout grands les bras pour sentir, saisir et comprendre ce qui voulait émerger.  À ma grande surprise, j’ai été replongée au début de ma vingtaine et ai reconnecté avec une grande peine/déception/tristesse dont j’avais sous-estimé l’impact.

La retoucher, la reconnaître et en prendre soin a également ouvert la porte à un grand élan, à un besoin criant: prendre soin de moi et me mettre en haut de ma liste de priorités.

C’est ce qui m’amène à écrire ce billet aujourd’hui.  Parce que de cette prise de conscience (facilitée par tout ce temps de repos et de présence) a fait naître en moi un désir, un appel, une quête.

Une quête qui, dès le 1er mars, et pour une période de neuf mois, m’enmènera à la découverte d’outils, de façon d’être et de faire différentes, en lien avec le self-love, avec l’amour de soi.  Une quête de l’amour de soi afin de lui faire énormément plus de place dans ma vie.

J’aurais pu, et ça aurait été tellement plus confortaaaable, de faire cette quête dans mon quotidien sans en parler ici.  Allo la vulnérabilité et l’exposition!

Mais le senti était clair.  Une quête de 9 mois avec un arrêt hebdomadaire sur mon blogue pour partager mes trouvailles, mes réussites, mes jambettes et tout le kit.

Alors voilà!

C’est donc dans le courant de la semaine prochaine que je vous livrerai mon premier de 44 rendez-vous hebdomadaires!

Self-love

Amour de soi

Quête

Yes!  Je sens que ça va être un neuf mois magique  même si une partie de moi à l’air de ça à cette idéeI!

Au plaisir de partager ça avec vous!

À la semaine prochaine!

Mariepierre

Une nouvelle année remplie de promesse et un mot-phare pour s’éclairer

Bonne annééééééée!!!!
Nous voici rendus!!!

2016 est terminé et nous avons maintenant les pieds bien ancrés dans 2017.
Du moins je vous le souhaite! 😉

Je ne sais pas comment vous voyez ce passage, mais j’avoue que je suis toujours heureuse et enthousiaste à l’idée de changer d’année.  Ça doit être en lien avec mon désir d’avancer ma vie par en avant, d’être à l’affût d’occasion de nettoyer et d’upgrader mon mode de vie et de me libérer toujours davantage de croyances désuètes, de vieux patterns, alouette!  Dans cet optique, j’accueille le passage vers la nouvelle année comme un allié supplémentaire et précieux!

J’ai toujours le feeling qu’avec le début d’année il est plus facile de surfer par en avant, surtout avec tous les courants de nouvelles intentions, de nouveaux départ qui foisonnent! Il y a effectivement quelque chose d’enlignant dans ce moment de passage, dans ce portail du vieux au nouveau.  Profitons de la vague!

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Photo par Grempz on Flickr

Certains argumenteront qu’il ne s’agit que d’une date déterminée par le calendrier grégorien mis en place à la fin du XVI siècle ou encore par la réforme julienne introduite en 49 av JC.  C’est un point valable!

Notre « nouvel an » ne serait-il alors qu’une date et rien de plus?

Oui et non.

Oui il s’agit d’une date choisie et intégrée par la majorité des pays et donc quelque chose de très régulateur, de rigide et de très cartésien, loin de la roue des saisons et de la Vie.  Mais étant donné que nous sommes tous reliés par l’inconscient collectif, ce passage a un impact tangible sur chacun de nous, que nous en soyons conscient ou non.

Ceci étant statué une question persiste.  Comment allons-nous choisir d’utiliser cet élan?  Et je pose cette question en étant très consciente que nous sommes déjà rendus au 12 janvier!  😉

Un des rituels de début d’année que j’aime tout particulièrement est de se choisir un mot-intention, un mot-phare qui donnera le ton à l’année et qui nous éclairera afin que nous fassions des choix en harmonie avec ce qui nous inspire et ce, tout au long de l’année.

Peut-être savez-vous d’emblée quel mot choisir ou peut-être avez-vous besoin de plus de temps de réflexion.

Ou peut-être qu’un petit outil comme mon coup de cœur de cette année pourrait vous être utile!  De quoi je parle?  De ce ce petit guide gratuit offert par Manon Lavoie de M comme Muses.  Cette année c’est avec cet outil que j’ai ciblé mon mot-guide.  Une méthode que j’ai beaucoup aimée!

Et quel a été le mot que j’ai retenu, celui qui se démarquait de tous les autres?

MAGIE!

Et laissez moi vous dire qu’il m’emballe et me motive énormément!!!!!!

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Et vous?

Avez-vous un mot qui vous éclairera tout au long de 2017?

Est-ce une pratique que vous avez déjà?

Est-ce quelque chose qui vous inspire?

Quel est/sera votre mot-phare?

 

À bientôt!
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Mariepierre

La vente 12 à 12$ jusqu’au 12/12 se poursuit!

Il y a deux semaines je vous informais d’une offre spéciale que les pochettes médecine vous faisaient!  Voir l’article complet en cliquant ici!

La vente se poursuivant jusqu’au 12 décembre 2016, il vous reste donc un peu plus de deux semaines pour profiter de cette offre!

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Vous ne connaissez pas les pochettes médecine fabriquées par La Déesse Joyeuse?

Elles sont confectionnées à la main, dans un grand respect du sacré et de la médecine de la Terre, afin de soutenir la personne dans une étape particulière de sa vie, dans son cheminement, dans un passage particulier, etc. Chaque « recette » de pochette est conçue spécialement afin de vibrer au maximum avec l’intention choisie. De la couleur du tissu utilisé au contenu de la pochette, en passant par la décoration extérieure et au temps de macération, tout est fait et choisi en fonction de cette intention. Ceci dans le but d’amplifier au maximum l’aide que la pochette pourra apporter à son propriétaire. Chacune a sa propre personnalité, sa propre vibration.

Toutes les pochettes que je fabrique contiennent un ou des éléments du monde animal (griffe, plume, os), du monde végétal (racines, feuilles, fleurs, fruits, graines), du monde minéral (pierres, cristaux, sel) ainsi que du monde éthérique et ses énergies subtiles. Afin d’ancrer ces dernières dans le mélange, j’utilise des huiles essentielles et un rituel de chants sacrés. Le résultat est une pochette exceptionnelle, remplie de vibrance et de force, prête à accompagner celle ou celui qui la choisit.

Ça vous parle?

Voici celles qui sont encore disponibles!

En cliquant sur le titre de chaque pochette vous accéderez à sa description.

 

5  pochette Joie Expressive  

1 pochette Focus et Concentration  VENDUE!

2 pochettes Douceur et Fluidité  VENDUES!

 

2 pochettes Sommeil Paisible et Régénérateur  VENDUES!

Est-ce qu’une de ces pochettes vous parle?

Y reconnaissez-vous celle qui vous aidera et qui deviendra une alliée précieuse?

Ou celle qui serait parfaite pour quelqu’un de votre entourage?

Voici l’occasion de vous en procurer une!

Afin de la réserver, vous pouvez me contacter à ladeessejoyeuse@hotmail.ca
Paiement possible par Paypal (et donc aussi par carte de crédit) ou en personne pour la région de Sutton-Cowansville et les environs.

Faites vite!  Cette vente lumineuse se termine le 12 décembre!

Que la lumière soit!

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Mariepierre

Des pochettes médecines, des humains et de la lumière.

Après avoir passé trois semaines en période de réactivation, entourées de cristaux et d’énergies bénéfiques, les pochettes médecines qui ont été conçues dans l’atelier de La Déesse Joyeuse sont prêtes à nous offrir leur aide.  Depuis hier soir j’entends leur murmure et je sens leur demande.  Ce matin elles me demandent de tout mettre de côté et de vous écrire ce billet afin de vous partager leur message.

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En ces temps bouleversant, en ces temps de grands changements, plus que jamais elles nous offrent leur alliance.

  • Parce qu’il y a eu les élections américaines le 8/11
  • Parce qu’une grande partie de la population a été secouée par les résultats électoraux annoncés le 9/11 et les réactions qui s’en suivent
  • Parce que nous sommes le 11/11 et que c’est un portail important
  • Parce que le 14/11 ce sera la pleine lune la plus près de la terre en 2016
  • Parce que nous vivons une période vraiment haute en mouvements et en défis
  • Parce que, plus que jamais, être dans notre coeur et notre lumière est essentiel

Les pochettes veulent se rendre le plus rapidement possible à leur humain et demandent donc à être offertes le plus facilement possible.  C’est pourquoi que jusqu’au 12/12, elles seront au prix de 12$ au lieu de 18$. (frais de poste en sus)

12 pochettes ce sont portées volontaires pour cette offre.

En cliquant sur le titre de chaque pochette vous accéderez à sa description.

5  1 pochette Joie Expressive  

1 pochette Focus et Concentration  VENDUE!

2 pochettes Douceur et Fluidité  VENDUES!

1 pochette Force et Confiance  VENDUE!

1 pochette Abondance  VENDUE!

2 pochettes Sommeil Paisible et Régénérateur  VENDUES!

Est-ce qu’une de ces pochettes vous parle?
Y reconnaissez-vous celle qui vous aidera et qui deviendra une alliée précieuse?
Ou celle qui serait parfaite pour quelqu’un de votre entourage?
Voici l’occasion de vous en procurer une!
Afin de la réserver, vous pouvez me contacter à ladeessejoyeuse@hotmail.ca
Paiement possible par Paypal (et donc aussi par carte de crédit) ou en personne pour la région de Sutton-Cowansville et les environs.

Faites vite!  Seulement 12 pochettes se sont offertes pour cette vente lumineuse!

12 pochettes à 12$ chacune jusqu’au 12 du 12!

Ça fait beaucoup de 12!!!  Et c’est pas pour rien!  Cliquez ici pour en savoir plus sur la vibration de ce nombre!

 

Que la lumière soit!

coeur-la-deesse-joyeuse

Mariepierre

 

Sommes-nous prêts pour un autre hiver?

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Déjà octobre…

Au moment où j’écris ces lignes,  il fait gris et froid dans mon patelin. Le maximum prévu était près de 11 degrés Celsius, l’humidité à 85% et la température maximale ressentie… 8…

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C’est cette température qui m’a inspiré pour ce billet.
Et si le temps était venu de se préparer pour l’hiver, dans notre corps et notre tête? Comment pouvons-nous nous préparer à cette longue saison de froid, d’introspection et de silence?

Mais commencer où? Et pourquoi?

Un regard sur le rythme des animaux sauvages peut nous éclairer!
Ne sont-ils pas tous en plein préparatifs?
Les différentes familles d’oiseaux migrent chacun selon leur horaire interne.
L’écureuil s’affaire avec empressement afin de remplir son garde-manger.
Plusieurs animaux tels la moufette, le raton-laveur et l’ours augmenteront leur taux de graisse en préparation pour leur hivernation.
D’autres comme la marmotte, certaines espèces de chauve-souris ainsi que tous les reptiles et amphibiens se préparent à leur façon à leur longue hibernation qui ralentira énormément leur rythme cardiaque.

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Mais nous, comme humains?

La façon et l’empressement variera selon la personne et j’aimerais dire, selon son animal totem de personnalité.  Garantie qu’un écureuil ne se prépare pas de la même façon qu’un ours noir!

Concrètement, c’est rapidement la fin des verdures fragiles au jardin, alors que la kale, les choux, les poireaux et compagnie peuvent y rester encore un peu ou peuvent être transformés/entreposés en vue des longs mois froids. Les petits fruits comme les fraises, framboises et bleuets ont fait place à l’abondance de fruits d’automne. Merveilleux temps de faire des réserves si on en sent l’appel.

poires-deshydrateur-la-deesse-joyeusePour moi, cette année l’automne se traduit en fruits déshydratés maison, en cuir et en compotes de fruits. Et je caresse même discrètement la possibilité de me lancer dans une petite batch de lacto-fermentation, même si la fabrication de ces dernières m’intimide!

La fin de la petite verdure au jardin fait germer en moi des plans d’installation pour pouvoir faire grandir de jeunes pousses variées bien à l’abris dans ma maison. Mon congélateur regorge de pots de compote de pommes et de poires, de petits plats préparés au fil des semaines, de fruits congelés, de quelques morceaux de viande et de poissons qui jouent du coude avec les ailes d’oie et de dinde sauvage qui attendent sagement que je leur retire leurs plumes pour les utiliser dans de prochaines créations sacrées.  Ce rituel demande lui aussi à être fait avant l’arrivée de l’hiver!

Et que dire des journées plus froides et de la noirceur qui se pointe le nez de plus en plus tôt, nous invitant à vérifier si nous avons assez d’huile ou de bois pour se chauffer lorsque le froid s’installera tout en visualisant tranquillement  comment (et quand!) on hivernera la maison. Dans mon cas il y aura plein de fenêtres et une galerie à plastifier!  Et vous? Votre habitat saura-t-il vous protéger convenablement?

Depuis l’Équinoxe d’automne, la noirceur et la nuit gagnent de plus en plus de minutes par jour et cette tendance se maintiendra jusqu’à ce qu’elles atteignent leur climax lors de la semaine du 19 au 24 décembre où la nuit et la noirceur dureront 15h18 par 24 heures!!!!

Mais courage!  C’est également cette semaine là que le jour n’aura que 8h42 pour nous éclairer mais il reprendra rapidement du poil de la bête à chaque jour qui nous rapprochera du Solstice d’été où la lumière sera alors à son apogée!

Toutefois, ne précipitons rien. Nous n’avons les pieds dans l’automne que depuis quelques semaines et de belles journées nous attendent encore!  Et c’est justement parce que nous ne sommes pas encore dans l’hiver (fiou!) que l’on peut s’y préparer.
Par de petits et grands gestes.

Qu’on en soit conscient ou non, notre corps fait de son mieux pour s’harmoniser au rythme des saisons. Alors pourquoi ne pas le seconder en profitant au maximum des dernières journées chaudes et ensoleillées que l’automne nous réserve et en adaptant tranquillement notre rythme et notre alimentation au changement de saison?

Ça pourrait être en mangeant chaud et tiède, en préférant les racines cuites aux salades froides; en commençant votre journée par une tasse d’eau chaude avec un filet de citron bio; en rajoutant du gingembre frais à votre smoothie si l’idée de vous en passer vous donne des boutons; en sortant votre mijoteuse si elle vous appelle; en vous badigeonnant d’une huile végétale dans laquelle vous aurez rajouter quelques gouttes d’une huile essentielle (pure!) réchauffante; en vous créant un rituel soutenant et/ou simplement en prenant conscience de votre respiration et en vous octroyons des moments de contemplations.  Encore une fois, vos actions seront adaptées à qui vous êtes!

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Tous ces préparatifs (et il y en a bien d’autres!) ont pour but de préparer notre environnement et notre corps afin de davantage ramener notre énergie vers l’intérieur et d’ainsi prendre soin de notre feu vital et d’être prêt pour le ralentissement qu’apporte les temps froids.

Une bonne préparation ne changera rien à la température extérieure (et il paraîtrait que cet hiver en sera un « vrai » pour le Québec…) mais nous permettra de nous y adapter de façon plus sereine. L’automne est une invitation à ralentir et un grand temps de transition. Elle fait le pont entre la grande vitalité de l’été et les grands silences et calmes de l’hiver.

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Saviez-vous qu’énergétiquement, l’automne est le temps de l’année pour laisser aller, pour déposer ce qui ne nous sert plus dans le feu purificateur collectif. Une belle occasion de s’alléger et ainsi faire de la place avant l’hiver, avant l’hibernation…
Qu’êtes-vous prêts à laisser aller? À remettre au feu purificateur?

Quels changements prévoyez-vous mettre en place afin de mieux vous préparer à l’hiver?

Comment veillerez-vous sur votre lumière intérieure durant ces mois de noirceurs?

J’espère que je ne vous décourage pas et que ces lignes attiseront plutôt en vous le désir de vous gorger de soleil et de faire des réserves (de lumière, de nourriture etc) afin de pouvoir accueillir l’hiver les bras ouverts!

Il nous reste encore de très belles journées d’automnes et probablement même un été des indiens! Profitons-en et soyons conscient des changements qu’occasionne la danse des saisons!

Bon automne!

Mariepierre

Une autre fête des mères

Ma vingt-cinquième!!!!!

25 ans depuis que ma première fille est née.  Cette première de quatre enfants qui m’a choisie comme véhicule d’incarnation et comme accompagnatrice de vie.

Quelle aventure!!!

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Règles générales, la majorité des mamans essaient de faire de leur mieux et tissent leurs liens avec ce qu’elles croient être le mieux pour chacun de leurs enfants. Et avec notre degré personnel d’ouverture, on tisse en observant les caractéristiques propres à chacun de nos enfants, tissant parfois plus serré, parfois avec un peu plus de jeu lorsqu’on sent que c’est ce qui nous semble le mieux. Et alors qu’on tisse, notre enfant lui aussi place les fils de sa vie bien à lui. Il aura besoin de notre soutien, de notre amour, de notre guidance. Il aura aussi besoin qu’on ait le courage de lui laisser la liberté de devenir ce qu’il est vraiment.

Parfois ça sera facile. Parfois on a l’impression que ces liens sont tissés avec les cheveux qu’on s’arrache à l’occasion!

Et du premier sourire au premier gazouillement, du premier mot au premier pas, de la première égratignure aux plus grandes blessures, nous sommes là. Même lorsque physiquement nous ne pouvons y être, nous sommes quand même là.

Et pour moi, pour mon coeur de mère-ours-louve, la plus grande fierté que j’ai, les moments où j’ai envie de me faire un « high five » pour une job bien faite, c’est quand je les vois, petit à petit, marcher leur chemin, devenir de plus en plus autonomes, de plus en plus libres d’être qui ils sont. Je les admire dans leurs forces. Je les admire aussi dans leur vulnérabilité.

Dans leur humanitude.

Je les aime.

Inconditionnellement.

Et j’espère qu’ils savent profondément tous les quatre que je serai toujours là pour eux, peu importe l’âge et la distance physique.

Pour la fête des mères, j’avais le goût de me dire combien j’ai été courageuse. De me féliciter et aussi de me faire un gigantesque hug. J’ai envie de me soutenir et de prendre soin de moi.  J’ai eu 51 ans cette année.  C’est donc dire qu’à ce jour, la moitié de ma vie a été en grande majorité consacrée à mes poussins.  Et avec le plus jeune qui n’a que 11 ans, ce n’est pas fini!

J’ai aussi envie de remercier ma 25, ma 21, ma 15 et mon 11 d’être les enfants merveilleux qu’ils sont tous et chacun. Mon aînée m’a permis de devenir une mère pour la première fois, concrétisant ainsi un rêve que je caressais depuis que j’étais toute petite petite petite.

Et en plus de me faire devenir mère, chacun et chacune d’entre eux m’ont aidé, de par leur essence et leur présence, à fissurer mes résistances, à prendre encore et encore mon expansion. Pour eux je remuerais ciel et terre. Pour eux et avec eux je me nettoie de mes croyances désuètes, des morceaux d’héritage inutiles. Pour eux et avec eux, je prend contact avec ma force et mon courage de MamaBear et de maman-louve. (MamaBear pour mes plus vieilles et maman-louve qui a émergé un peu plus tard, avec mes deux plus jeunes!)

Merci aussi à ma mère, à mes grand-mères et à toutes mes ancêtres qui veillent et m’inspirent.

Merci!

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Mariepierre

Fort McMurray et autres conséquences 3 de 3

Si vous n’avez pas lu les deux premiers billets de cette série, vous pouvez les trouver en suivant ces liens et ainsi profiter de la suite logique de cette trilogie que j’ai nommée Fort McMurray et autres conséquences.

Dans le premier, je vous présente une photo qui m’a profondément touchée et qui a été le déclencheur de cette série, tandis que dans le deuxième, je vous partage un conte afin de mettre la table pour ce troisième billet.  Nous y voici donc.

Partie 3 de 3.

Je finissais l’article d’hier en nommant que la majorité majorité d’entre-nous sommes les pires locataires que la Terre peut avoir et que si elle prenait son rôle de propriétaire au sérieux nous aurions probablement déjà été expulsés.

Au canada, nous avons la garde et la RESPONSABILITÉ d’un exceptionnel territoire rempli de forêts, de lacs et de grands étendus sauvages.

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Crédit photo: Jean-Guy Dallaire on Flickr

Qu’en faisons-nous?  Nous le prenons pour acquis.  Nous le considérons uniquement comme une possession que nous pouvons utiliser comme bon nous semble.  Bois, pétrole, minerais, territoire de chasse sportive.  Voilà comment nous le voyons.

J’aime bien comment l’écrivain Bernard Werber parle de la Terre dans sa trilogie Troisième humanité:

« La meilleure manière de faire comprendre une autre écologie serait d’imaginer une communication directe avec ce sur lequel nous marchons. Nous aurions ainsi enfin accès à ce que pense la Terre des hommes qui la saupoudre. Pour elle nous sommes une espèce jeune, envahissante, dépourvue de système d’auto régulation mais avec d’immenses potentiels dus à la maîtrise des technologies notamment de communication et de voyage dans l’espace.
Elle croit en nous. Elle espère beaucoup de nous. A sa manière elle nous aime. Mais si on la blesse elle se défend. »

Cette semaine dans les réseaux sociaux j’ai vu, tout comme vous j’en suis certaine, toute sorte de trucs passer au sujet de Fort McMurray.  Même un tweet comme quoi cet incendie était une conséquence du karma.

Peut-être (sûrement) est-ce épouvantable de parler de karma lorsque tant d’humains sont confrontés aux forces surhumaines du feu et de la nature en furie.  Mais en quelque part, karma it is.  Pas nécessairement, ni uniquement envers les citoyens de Fort McMurray et leur implication dans l’industrie du pétrole (industrie pour laquelle le bien-être de notre planète et de tout ce qui y vit prend le bord), mais bien pour tous les humains de cette Terre et cette fois, particulièrement pour les nord-américains et encore plus directement pour les canadiens.

On dit souvent que les ados se pensent invincibles et font des choix et des gestes dangereux parce qu’ils pensent que rien ne peut leur arriver.  Tout comme nos voisins du sud et bien d’autres pays cupides, le Canada est une nation adolescente, aveuglée par la chasse à l’argent et qui en perd tout sens de prudence et de respect.

J’en entend déjà qui soupirent.  Je vous calme le soupirage tout de suite.  Je n’ai absolument rien contre l’argent et j’aime et j’apprécie l’abondance autant que vous. L’argent est une énergie terrestre qui aide à matérialiser nos rêves et désirs.  Qui aide également à combler nos besoins.

Là n’est pas le problème.

Le problème n’est pas l’argent.  Le problème c’est une grosse, très grosse, gang de gens qui ont arrêté d’écouter leur coeur et leur gros bon sens.  Des gens qui vendraient leur mère si ils pouvaient faire de l’argent avec.  En fait, c’est EXACTEMENT ce qu’ils font!  Ils violent et vendent leur Mère, notre Mère à tous, celle qui est sous nos pieds.  Cette Mère qui nous héberge et nous nourrit est aussi la mère des grands fleuves, des océans, des arbres, des loups, des rivières sauvages, des minerais qui se cachent sous sa peau, du pétrole qui coule dans ses veines et de tout ce qui nous entoure ici, dans cette incarnation terrestre.

[Syncrude Aurora Oil Sands Mine, north of Fort McMurray, Canada.
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rédit photo: Elias Schewel on Flickr

Curieusement, l’humain semble croire que le minerais et le pétrole qui se cachent sous la croûte de la Terre ont été mis là pour lui et qu’il peut consommer sans se questionner les nombreuses (qui sont de moins en moins nombreuses) ressources de notre Mère.

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Je sais que je ne vous apprends rien.  L’homme rase les forêts, pollue les cours d’eau, tue les animaux et contamine l’air, comme si il avait oublié que tout cet équilibre était nécessaire à sa propre survie.

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Nous sommes microscopiques et faibles face aux forces des éléments et de notre Terre. Nous sommes comme des enfants mal élevés qui pillent le garde-manger sans le consentement de leur mère et qui s’étonnent qu’elle se choque.

Je rêve du jour où CHAQUE homme et femme d’affaire va réfléchir avant de prendre des décisions, non pas uniquement pour son portefeuille ou celui de sa compagnie, mais aussi *surtout* pour la planète, pour les enfants qui vont suivre, pour le futur, pour les sept prochaines générations.

Je rêve du jour où chaque homme et chaque femme choisira consciemment d’utiliser sa puissance de choix de façon respectueuse pour cette planète qui nous porte depuis la nuit des temps.

Je rêve du jour où nous serons tellement en paix avec nous-même que nous calmerons notre appétit vorace et notre cupidité avant qu’ils nous mènent à notre perte.

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Crédit photo: Caroline on Flickr

Je rêve.

En espérant que ce rêve devienne réalité…

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Mariepierre

« Triste ironie dans l’Ouest canadien. Les feux de forêt qui ravagent actuellement la région de Fort McMurray, épicentre de l’exploitation des sables bitumineux, devraient être de plus en plus nombreux au cours des prochaines années, en raison des impacts des bouleversements climatiques provoqués en bonne partie par notre dépendance aux énergies fossiles. »  – Natasha Kanapé Fontaine

 

 

 

Fort McMurray et autres conséquences 2 de 3

Hier je vous partageais une photo prise lors de l’évacuation de Fort McMurray.  Cette photo m’a profondément touchée et m’a donné l’élan pour écrire cette série de trois articles.

Voici donc aujourd’hui le deuxième de trois.

Avant d’aller plus loin dans mon partage, j’ai une histoire à vous raconter.
Imaginons le scénario suivant:

Vous êtes propriétaire d’une magnifique maison où vous avez habité avec votre famille durant plus de quarante ans.  C’est vous qui avez choisis les boiseries travaillées de mains d’artisans chevronnés, les meubles de grande qualité et c’est vous qui avez travaillé à la sueur de votre front afin que le  terrain regorge de fleurs, d’arbres et de plantes que vous avez collectionnez et pris soin depuis plus de quarante ans. 

Malheureusement, vous devez quitter le pays et vous décidez, parce que cette maison vous tient à cœur et que vous rêvez de pouvoir venir y habiter de nouveau éventuellement, de louer et de confier votre domaine à une famille qui vous a été recommandée par un confrère de travail qui travaille avec les parents.  Éduqués, ingénieux et intelligents, ils sont tombés en amour avec votre propriété.  Vous êtes content parce qu’avec le coup de foudre qu’ils ont eu pour votre maison et son terrain, vous êtes certain qu’ils en prendront bien soin.  Vous avez mis tellement de temps et d’énergie afin de rendre votre propriété verte, accueillante et confortable…

Après de longs mois d’absence outre-mer, vous passez dans le coin et décidez de leur rendre visite.  Ce que vous constatez vous fige sur place. 

Photo par Mattdwen on Flickr

Non seulement ils n’ont pas pris soin de votre domaine, mais ils l’ont détruit.  Toutes les plantes et arbres ont été arrachés.  Toutes vos précieuses boiseries ont été utilisées pour alimenter les feux de camp du vendredi soir.  Vos meubles sont ruinés, sales, déchirés et brisés au-delà de la possibilité de les réparer.  La maison est dégoûtante, de nombreux murs sont remplis de trous, les rideaux sont en grande partie déchirés et partout la saleté et la crasse règnent en maîtres.  Vous êtes anéanti.  Vous vous promenez dans la maison, constatant que pièces après pièces l’ampleur des dégâts est la même.  Vous êtes furieux, et avec raison.  Tout en continuant votre inspection des lieux, vous décidez sur le champ que vous les expulserez le plus rapidement possible.

Rendu au bout du couloir du deuxième étage, vous arrivez à la dernière pièce, la petite chambre du fond.  Quelque chose vous semble différent.  Vous ouvrez doucement la porte et constatez qu’il s’agit de la chambre de la petite benjamine de cette famille.  Curieusement, sa chambre est magnifique.  Propre, bien entretenue, avec toutes ses boiseries intactes, ses meubles en bon état, etc.  Les questions se bousculent dans votre tête.  Vous vous apprêtez à refermer la porte quand vous entendez de petits pas derrière vous et une petite voix qui vous dit:  « Est-ce que tu la trouve belle ma chambre? » 

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  Photo par Anaïs on Flickr

Vous ne savez trop quoi répondre à cette jeune enfant qui vous regarde.  Bien sûr que cette chambre est magnifique!  Mais comment se fait-il que c’est l’unique pièce de la maison qui soit dans cet état?  En parlant avec la petite fille vous apprenez qu’elle est la seule de sa famille pour qui les lieux où ils vivent et la responsabilité de l’état dans lequel ils les maintiennent ont de l’importance. Elle continue en expliquant que pour ses parents et ses frères et sœurs plus âgés, seul le gain immédiat et le bon temps instantané importent. 

Elle vous explique que les plantes ont été arrachées et vendues pour que ses frères puissent s’acheter un quatre-roues (c’est d’ailleurs ce qui a détruit la pelouse…); les arbres ont été coupés parce qu’ils faisaient de l’ombre qui empêchait ses sœurs de se faire bronzer; l’intérieur de la maison est dans cet état délabré parce que ses parents étaient trop occupés avec leur entreprise pour réaliser que leur petit paradis sur terre se dégradait à une vitesse de plus en plus folle, principalement à cause de trop nombreuses fêtes de débauche que les aînés organisaient. 

Mais vous, vous savez que curieusement, leur entreprise fleurit!  Vous comprenez qu’ils étaient tellement occupés à y veiller qu’il ne voyait plus leurs enfants et l’environnement dans lequel ils vivaient. 

En apprenant tout ça, vous vous êtes laissez glisser le long du mur et vous êtes là, assis par terre, sans mot.  Doucement la petite fille prend votre main et vous dit: « Je sais que vous allez nous demander de partir et c’est correct.  Je comprends.  C’est toujours ce qui finit par arriver quand nous louons une maison.  Mais c’est dommage, je l’aimais bien moi votre maison… » et sur ces mots, elle tourne les talons et détale. 

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By Freaktography on Flickr

La suite est facile à deviner.  Vous avez envoyez un avis d’expulsion aux parents qui ne semblaient pas comprendre ce qui vous mettait hors de vous comme ça.  Pour eux, tout ça se rebâtit, il n’est pas nécessaire d’en faire tout un plat… 

Quelques semaines plus tard, alors qu’ils viennent de quitter, vous retournez sur les lieux.  Plus rien ne sera comme avant.  Les dégâts sont trop grands…

Mais pourquoi vous raconter cette histoire?  C’est quoi le lien avec Fort McMurray?

C’est que nous les humains, du moins la grande majorité d’entre-nous, sommes les pires locataires que la Terre peut avoir.  On trouve ça horrible quand des catastrophes arrivent mais on a la fâcheuse tendance de se déresponsabiliser et de croire que nous n’avons rien à voir avec les colères de la nature.

Si la Terre était propriétaire et nous ses locataires, nous aurions déjà été expulsés non?

On tire son jus, on rase ses forêts et on tuent ses animaux, tout ça les yeux fermés.
Et ensuite on pleure quand elle se fache….

Pfffff….

J’en garde pour demain.  Pour le dernier article de cette série.

À+

coeur-la-deesse-joyeuse
Mariepierre

 

Fort McMurray et autres conséquences 1 de 3

Comme la majorité des canadiens, depuis mardi soir je vois circuler sur Facebook des articles et photos au sujet des feux de forêt de Fort McMurray en Alberta .  Je dois avouer qu’au premier post que j’ai vu mardi soir tard, j’ai passé tout droit.  Non pas parce que mon coeur est de pierre, loin de là, mais parce que la première association que je fais avec Fort McMurray est « sables bitumineux » et « forces humaines destructives assoiffée d’$ » et que je n’avais pas envie d’ouvrir cette porte.   Saviez-vous que Fort McMurray n’est pas officiellement une ville mais est plutôt considéré comme le cœur de l’un des principaux centre de production de pétrole du Canada (d’après fortmcmurrayonline.com). Comme un énorme camp de chantier…  :/

Mais je sais que c’est beaucoup plus que ça.  Mon coeur va aux humains qui ont dû quitter en catastrophe ce qui était leur quotidien.  Imaginez se lever un matin comme les autres, sans savoir qu’en fin de journée nous serons en fuite sur un autoroute, avec le feu aux fesses et la peur tout autour de nous.  On ne souhaite ça à personne, peu importe où ils habitent et comment ils gagnent leur vie.

Je ne mettrai pas de lien, ni de photos dramatiques parce qu’en googlant Fort McMurray sur internet vous serez servis.  Par contre, je choisis de partager cette photo, vue cet avant-midi sur Facebook.  Elle m’a profondément émue.

Peut-être est-ce le courage de cette jeune femme quittant Fort McMurray et ses flammes, à cheval parce qu’elle devait abandonner sur place son camion et son trailer. Heureusement, ils s’en sont sortis indemnes tous les quatre!

Je crois que c’est son courage, la confiance que les chevaux lui démontraient ainsi que leur grande vulnérabilité durant une épreuve si intense qui est venu me chercher.  Les chevaux (comme la majorité des animaux) sentent la peur lorsqu’elle est présente.  Pas difficile d’imaginer qu’au moment où la photo a été prise (par une dame qui quittait Fort McMurray en voiture) la peur, le stress et l’état d’alerte devaient être ultra palpables!

Mais peut-être aussi que c’est le symbole que cette photo représente pour moi qui m’a tant secouée…  Les chevaux représentent souvent les émotions.  Cette femme courageuse tenant en rêne ses émotions, les calmant assez pour qu’elles la suivent docilement…

C’était plus fort que moi.  Je devais vous la partager.

De plus, grâce à elle et à ce qu’elle a réveillé en moi, deux autres articles suivront celui-ci dans les prochains jours .

Et en attendant, force de pouvoir faire plus, faisons de la place dans nos coeurs pour hold space (tenir l’espace?) pour tous les humains et animaux touchés par ce gigantesque brasier.

Merci de faire rayonner votre lumière!

coeur-la-deesse-joyeuse
Mariepierre