Amour de soi et guérison – 16ème semaine

Seizième semaine d’une quête de l’Amour de Soi, d’une durée de neuf mois (40 semaines).


Photo par Thomas Meier

Une semaine dans l’incarnation et l’humanitude. Une semaine où l’amour de soi m’a rappelé d’être bienveillante envers moi et envers chacune des parties qui me composent. Une semaine où je me suis questionnée sur ma capacité à ouvrir les bras et à recevoir.

Une semaine où j’ai davantage porté attention à mon rythme et aux signes de mon corps, l’écoutant encore plus quand il demandait du repos et me laissant surprendre avec joie par ses regains de force et d’endurance.  Ma jambe et sa douleur ont été mon baromètre et mon catalyseur de guérison profonde.

Une partie de moi s’inquiétait de ce manque d’action et d’accomplissement. J’ai choisis de prendre le temps d’écouter cette partie et ce qu’elle avait à dire.  Puis d’acquiescer qu’effectivement, il avait une possibilité que mon jardin ne se concrétise pas, que je n’aie plus d’inspiration pour la suite de La Déesse Joyeuse, que je puisse plus jamais être aussi agile que je l’étais, que blablabla blabla.  Je vous sauve les détails de sa litanie, le point étant que oui, je comprenais ses inquiétudes et que oui, ses scénarios sombres faisaient partie des possibilités. J’étais profondément honnête avec elle en acceptant ses inquiétudes comme des possibilités réelles.

Et, comme pour m’aider à toucher vraiment à ces éventualités, ma jambe m’a tenu en arrêt assez longtemps pour que j’aie l’impression que cette stagnation serait éternelle et que je caresse et palpe bien comme il faut le nuage noir que mes peurs créaient.

En début de semaine il y a eu cette avant-midi où, à boutte de cette douleur, j’ai vraiment complètement lâché prise, ou je me suis dit que peut-être que les buts que je me fixais à court et à long terme n’étaient pas ce que mon âme désirait et où je me suis sentie complètement dans le néant. En l’écrivant j’ai un petit sourire en coin parce qu’il n’y a pas une journée où je ne valide pas ma direction avec ma guidance, avec mon âme. Il n’y avait donc pas de raison que je sois à côté de la track. Ceci étant dit, je sais aussi que de plonger dans mes émotions, que ce soit la peur, l’inquiétude, le doute, etc est une médecine puissante de laquelle je ressors toujours upgradée.  Même quand, comme cette fois, ce plongeon se fait malgré moi.

Et lorsque j’ai commencé à refaire surface, à faire la paix avec ce néant (qui était somme toute assez paisible), la Vie avait une surprise phénoménale pour moi! Quand cet après-midi là, ma mère m’a téléphoné pour savoir comment j’allais et si ils pouvaient venir faire un petit tour, jamais je n’aurais pu imaginer la suite.  Ils sont arrivés avec une grosse boîte pour moi. J’étais perplexe.  En l’ouvrant j’y ai découvert quelque chose auquel je rêvais depuis DIX ANS!!!

Un Vitamiiiiiiiiix!!!!!!!

J’étais presque en état de choc! Je n’en croyais pas mes yeux! Peut-être étaient-ils tannés que j’aille faire mes préparations chez eux! Hahaha! 🙂

Toujours est-il que pour moi c’est l’extase!  Ça fait presqu’une semaine et à chaque fois que je l’utilise ça me rappelle que tout est possible!

J’ai hésité avant de raconter ça ici, doutant de sa pertinence…

Mais ça a tellement donné un grand élan à ma semaine et m’a tellement rempli de gratitude et d’émerveillement que je ne pouvais faire autrement.

Et pour ce qui est du reste? À défaut d’avoir les idées claires certains jours, j’en ai profité pour écrire et pour fouiller dans mes cahiers à idées voir ce que j’y avais noté. L’enthousisame est revenu, plein de choses se mettent en place, l’année scolaire est dans son tout denier sprint et les journées où la patte allait mieux, j’ai jardiné (un peu) et perfectionné certaines recettes au déshydrateur (beaucoup!). Qui sait!  Peut-être apparaîtront-elles éventuellement sur le blogue!  😉

Bonne semaine!

Mariepierre

Amour de soi et ralentissement imposé – 15ème semaine

Quinzième semaine d’une quête de l’Amour de Soi, d’une durée de neuf mois (40 semaines).

coeur-romain-cloff-on-flickr
Photo par Romain Cloff

Je viens de réaliser que je veux trop tout faire toute seule.

Les deux seuls humains à qui, présentement, je suis vraiment à l’aise de demander de l’aide sont mes deux plus jeunes (de 12 et 16 ans) principalement parce qu’ils habitent avec moi et qu’à mes yeux ça inclue une collaboration aux tâches reliées à la maisonnée et au terrain. Mais ironiquement, ce sont aussi ces deux humains qui sont les plus récalcitrants à m’aider. Et étant donné que tordre des bras prends presqu’autant d’énergie que d’accomplir la tâche, je choisis souvent de lâcher prise et de faire tout ça moi-même. La majorité du temps je suis ok avec ça. Les soirs où je suis plus fatiguée ça me rend plus impatiente. Les journées comme aujourd’hui où je me lève avec une hanche et un genou en grève, ça me rentre dedans de réaliser que rien n’avancera aujourd’hui.

L’an dernier, à cette date exacte, je publiais cette pensée sur le Facebook de La Déesse Joyeuse.

C’est un clin d’œil cosmique de la voir repasser sur le mur d’une amie aujourd’hui…

Et que dire celle que j’avais programmée pour ce matin!!!

Bien que le soleil et sa chaleur intense sont omniprésents depuis plusieurs jours, j’ai l’impression d’avoir passé une bonne partie de la semaine à me faire bardasser et à laisser aller de gros morceaux, entre autre grâce à la pleine lune intense qui nous a accompagné ce weekend.  Je réalise en l’écrivant que parallèlement à mon processus de laisser aller le vieux pour accueillir du nouveau et du plus vibrant, une partie de la semaine a été dédiée à détourber une partie de mon gazon afin d’accueillir une plus grande superficie de jardin et de plate bandes, troquant gazon pour fleurs, fines herbes, plantes médicinales et légumes.  Une belle métaphore de ce que je vis intérieurement… Bien sûr, la semaine a aussi été parsemée de beaux moments dont une escapade à la rivière avec mon plus jeune, les deux pieds dans l’eau glacée, à remonter le courant et à explorer les roches, cailloux et pierres que j’y rencontrais.

Parmi les prises de consciences de la semaine et l’étrange énergie d’hier et d’aujourd’hui, je réalise que d’un côté mon homme intérieur essaie plein de trucs pour qu’on avance et que la situation s’améliore et que de l’autre, je sens profondément un message de ralentir et de prendre soin de moi et de mon territoire. Ces deux polarités ont cohabité tant bien que mal toute la semaine mais ce n’est qu’en lisant ce texte de Nicky Hamid ce matin que j’ai compris.
Je vous en partage un grand extrait parce qu’il parle fort!  😉

Les 3 prochains mois, les énergies vont s’accélérer.
Ayez le plus de douceur possible pour vous-même.
Faites-en moins, ralentissez.
Les énergies vont s’accélérer, donc l’énergie qui arrive sur la planète va être très rapide, et plus vous ralentirez, plus vous avancerez facilement.
Plus vous choisissez consciemment de vous arrêter, de sentir les fleurs, de regarder les arbres et le ciel, et de commencer à apprécier les moments les plus simples et les plus agréables, plus l’énergie sera facile et plus l’énergie vous soutiendra.
Donc, lorsque tout est vraiment rapide, nous allons délibérément fonctionner très, très lentement.
Et vous ferez beaucoup plus de choses.
Si vous essayez de suivre l’énergie, vous allez vous fatiguer très vite.
Encore une fois, soyez doux avec vous-même. Avancez lentement.

La lecture de ce texte a calmé mon tiraillage intérieur. Comme si mon rationnel venait de comprendre… Comme si mon homme intérieur venait de saisir et de s’apaiser.  Rien ne sert de pousser en entêté lorsque la guidance souffle d’avoir patience.

Reste à la cultiver cette patience, parce que durant que ma hanche et mon genou crient halte, y’a du travail au jardin qui ne s’effectue pas! Et on respiiiiiire!!!!

Je vous souhaite une semaine magnifique, un discernement hors-pair et une intuition bien aiguisée!

Avec amour et lumière,

Mariepierre

Amour de soi et souplesse – 14ème semaine

Quatorzième semaine d’une quête de l’Amour de Soi, d’une durée de neuf mois (40 semaines).


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hoto par Jetske

Parfois, l’amour de soi c’est reconnaître ce que vit l’autre et choisir de modifier le cours de notre vie pour lui tendre la main. C’est le ton qu’à pris une bonne partie de ma semaine. J’en suis honorée.

Parfois, l’amour de soi c’est aussi, quand les énergies sont intenses et les bourrasques puissantes comme le week-end dernier, se permettre de modifier ce que nous avions prévu pour mettre bien haut dans les priorités quelque chose qui nous fait du bien et qui nous enracine. Pour moi, ce fut beaucoup de siestes, une alimentation ultra légère, un peu de Netflix et beaucoup de temps à m’amuser dans l’atelier. Et pour être certaine que je m’y amuserais et que ma perfectionniste se tiendrait loin, j’ai choisi de ne peindre que sur des morceaux de carton ondulé. Comme ça, beaucoup moins de danger de tombé dans le panneau de « faire beau »!

De cette pause créative et régénérative est sortie une envie joyeuse de profiter de mon déshydrateur pour concocter une batch de craquelins crus. Ça faisait si longtemps que je n’avais pas pris le temps de créer une nouvelle recette pour le déshydrateur. Mission accomplie! Craquelins de patates douces, betteraves, kale et compagnie.
Un délice!


Au fil des semaines qui passent je réalise à quel point ma façon de ramer dans l’intensité des deux dernières années m’avait fait, petit à petit, tasser certaines habitudes bénéfiques et vraiment importantes pour moi, principalement par manque de temps.  Je réalise avec joie que cette quête de l’amour de soi les fait remonter à la surface et je les accueille à bras ouverts, comme de grandes amies perdues de vue qui réapparaissent après une trop longue absence!  Yé!  🙂

J’ai aussi amorcé une réflexion active sur le manque de temps qui me fait réaliser entre autre que ce que mon rationnel perçoit comme un horaire efficace n’est pas souvent compatible avec ce que la Vie et mon intuition me soufflent.  Et ce qui est magnifique c’est que quand l’ego et ses peurs lâchent et que je suis full pin mon intuition, même si j’ai l’impression de faire des détours, j’avance à belle vitesse et je me rend exactement au même endroit que prévu, mais avec beaucoup plus de plaisir, de magie et…. de temps.

Quand j’ai commencé ce défi/quête, je partais à la recherche de comment m’aimer d’avantage, particulièrement comment mieux prendre soin de moi. Au fur et à mesure des semaines j’observe aussi avec joie que les changements que j’apporte dans ma vie ont un grand impact sur beaucoup plus grand que moi.  C’est un voyage merveilleux! Pas toujours facile mais toujours merveilleux! 🙂

Bonne semaine!

Mariepierre

Amour de Soi et Roue de médecine – 13ème semaine

Treizième semaine d’une quête de l’Amour de Soi, d’une durée de neuf mois (40 semaines)


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hoto par Kate Russell

J’ai réalisé récemment que, sans m’en rendre compte, avec la folie de ma session de l’hiver dernier, j’avais mis de côté un rituel que j’adore et qui me fait un bien immense, soit installer une roue de médecine dans mon environnement. Bien sûr, mon autel et sa roue totémique sont toujours présents, mais ça ne remplace pas cette roue quotidienne, montée avec l’intention de la journée.

Au lendemain de ce constat, j’ai décidé de prendre le temps, de rassembler mon panier de pierres, de choisir mon tissu, de sortir mon tambour et ma chandelle, et de libérer le dessus de ma table de salon qui était tout indiqué comme espace pour ma roue. Ainsi elle se retrouve au coeur de mes journées de travail, me soutenant, m’enlignant et me rappelant aussi mon intention de la journée.

Je savais et je me souvenais que c’était un rituel important pour moi et qu’il me faisait du bien mais j’avais oublié ou du moins atténué à quel point elle m’est bénéfique, à quel point me connecter ainsi est puissant.

Au fil des semaines je réalise que j’ai énormément d’outils qui peuvent amplifier l’amour de soi et me ré-enligner, du coup facilitant l’harmonisation de ma vie.
Ça me remplit de gratitude et de joie!

Suffit de les garder vivants et bien époussetés! 

Et ma roue?

Depuis, je la monte (à quelques exceptions près) à tous les matins.  Disons que le rythme s’approche du 5 jours sur 7.  Ce qui me va tout à fait!  🙂

Et vous?  Y a-t-il un rituel ou une habitude bénéfique que vous avez mis de côté et qui gagnerait à être ramené dans vos journées? Si oui, je vous souhaite du fond du coeur de le dépoussiérer et de vous donner le temps et l’espace pour le réintégrer dans votre vie! 🙂 

Bonne semaine!

Mariepierre

 

 

S’aimer c’est aussi s’arrêter – 12ème semaine

Douzième semaine d’une quête de l’Amour de Soi, d’une durée de neuf mois (40 semaines).


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hoto par Jerry Dohnal on Flickr

Après trois semaines de mai sous le signe de l’action, de la mise au monde et de l’avancement, je me suis levée hier matin avec l’impression que mon corps me demandait de ralentir et de prendre soin de lui. Ma guidance intérieure était archiclaire, je restais dans mon patelin et je prenais ça au ralenti, en commençant par retourner me coucher. C’est ce que j’ai fait, même si ça voulait aussi dire que je laissais tomber un ami à la dernière minute et que je manquais un événement que j’avais mis à l’agenda depuis plusieurs semaines.

Je ne me souviens pas précisément quand j’ai commencé à sentir et à écouter ma guidance mais elle est, depuis plusieurs années, une alliée extraordinaire qui sait toujours ce qui est le mieux pour qui je suis, ce qui est le plus juste.

Au lendemain de cette journée étrange où même parler de façon cohérente était parfois un défi, je dirais que s’aimer c’est suivre avec confiance notre guidance intérieure même si notre rationnel ne comprend pas toujours le pourquoi et même si on a peur de décevoir l’autre.

S’aimer c’est suivre son propre rythme et accepter que les jours se suivent et ne se ressemblent pas. Que parfois, au coeur de ce que nous avions planifié comme une semaine d’action efficace s’insère un temps ou même une journée où tout nous appelle à ralentir, à presque s’immobiliser.

S’aimer c’est accueillir notre rythme de chaque instant, y compris ces temps où on a l’impression de ne pas avoir d’énergie ou de ne pas être « assez » sont importants.  Ce sont souvent des temps d’assimilation ou de guérison, des temps de upgrade énergétique. Ils sont souvent accompagnés de petits ou de grands inconforts, parfois physiques, parfois émotionnels ou énergétiques, symptômes de ce qui se trame ou simplement ralentisseurs afin d’arrêter notre course pour que puisse se faire plus aisément l’assimilation, l’intégration, la guérison ou le upgrade qui s’offre à nous.  Avez-vous déjà essayé de démêler les cheveux d’une enfant qui court partout?  C’est beaucoup plus simple quand elle est immobile…


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hoto par Mark Wheadon on Flickr

Conditionnés et essoufflés par une société qui prône l’action et la performance à tout prix, il est facile de se taper sur la tête quand tout en nous demande un arrêt.

S’aimer c’est se choisir et s’écouter.  C’est donc parfois risquer de décevoir temporairement.  Mais ça, en réalité, ça ne nous appartient pas…

Et moi, au lendemain de cette journée à off?  Ça va beaucoup mieux!  L’énergie est de retour, la clarté aussi.  On pourrait dire que j’ai les cheveux démêlés!  Yé!  🙂 

Avec amour et lumière!

Mariepierre

C’est pour mieux te voir mon enfant! – Onzième semaine

11ème semaine d’une quête de l’Amour de Soi, d’une durée de neuf mois (40 semaines).

Une semaine où je m’étais dit qu’au lieu d’essayer de tout changer je m’assurerais tout d’abord de bien m’observer et ne pas trop réfléchir.

À travers ce processus une phrase m’est restée:

On observe mieux ce que l’on aime et
on aime davantage ce que l’on apprend à observer vraiment.

M’observer. C’est ce que j’ai mis en place, le plus souvent possible, depuis 7 jours. On pourrait aussi rajouter que s’observer avec bienveillance nous permet de nous connaître soi, davantage.

Pour ma part, m’observer –sans me critiquer- m’a permis de mettre le doigt sur le pourquoi de certaines habitudes que je désirais changer afin d’améliorer mon hygiène de vie. Prendre conscience de ces pourquoi a eu un grand impact. Non seulement ma priorité s’est modifiée, le désir de changer certaines habitudes tombant en deuxième place derrière le plus important présentement, le grand désir de mieux me comprendre, de fouiner un peu plus les pourquoi, de guérir ce qui demande à être guéri et de laisser partir ce qui est désuet.  J’entends déjà certains d’entre vous me dire « Encore? M’semble que ça fait des années que tu te nettoie, guéris et tente de te comprendre davantage! » Oui mes chéris, ça fait des années mais le merveilleux dans ce processus humain, c’est que tant que tu respire, il te reste des trucs à nettoyer, des patterns à dénouer, du ménage à accomplir et du guérissement à faire!  Alors go!  On lâche pas!  🙂

Alors voilà ce qu’aura été le fil conducteur de ma semaine.

Reste qu’à travers tout ça j’ai mis des pochettes au monde, j’ai expérimenté d’autres techniques dans l’atelier, j’ai commencé à retravaille le contenu de mon site web, je me suis recueillie près de la rivière et de ses chutes, j’ai découvert le grand frisson intérieur d’entendre et de ressentir un dilruba vibrer sous les doigts de fée de mon amie, j’ai assisté à des funérailles profondément touchantes et inspirantes et j’ai participé à un autre atelier de journal créatif duquel est sorti un grand constat et un encore plus grand élan.


Photo de Dilruba par gurmatsangeetorg on Flickr

Et, presque la fierté de ma semaine, après une trop courte nuit qui avait été précédé de plusieurs nuits pas très longues, je me suis offert pour la fête des mères, un matin sans cadran.  À ma grande surprise, c’est au bout de presque 12 heures de sommeils que je me suis réveillée, re-po-sée!!! Comme quoi tout est possible! 🙂

Je termine cette semaine le cœur heureux d’avoir pu constater que l’observation peut se joindre tout aussi bien à l’action, qu’aux découvertes et qu’au repos.

La vie ne nous semble pas toujours rose, les choses ne se déroulent pas toujours comme nous l’aimerions, mais il nous reste TOUJOURS un choix:

Je me suis laissé dire qu’être heureuse et heureux est un choix.  J’y rajoute ceci:
s’aimer est aussi un choix.

Tu choisis quoi?

 

Bonne semaine!  xo

 

 

 

Mariepierre

À quoi ça sert de s’aimer? – dixième semaine

10ème semaine d’une quête de neuf mois (40 semaines) de l’Amour de Soi.
Un quart du chemin de fait!

Photo par Emdot on Flickr

En jonglant avec ce que contiendrait ce billet, une phrase est montée bien clairement:
On naît seul et on meurt seul.

Même si on est super bien accueilli à la naissance et super bien entouré à notre mort, le passage final, dans un bord comme dans l’autre, d’une dimension à l’autre, on le fait seul.
Et, avouons-nous le, entre ces deux extrémités il y a aussi de petits et grands moments de vie qu’on traverse seul. Plusieurs même!

Le rapport avec l’amour de soi?  C’est simple!  La façon dont nous pouvons être là pour nous-même dans ces moments est directement proportionnelle à notre amour de soi.

Parfois on a mis « faire plaisir à l’autre » devant s’aimer et s’honorer.  On a fait des choix pour ne pas déplaire, ne pas être rejeté.  Ces même choix vont parfois contre ce que nous sommes ou ce qui est bon pour nous, et deviennent ainsi de petites et grandes trahisons envers nous-même.  Les pires!  Celles qui nous donnent l’impression d’être plus seul que jamais.

Tout comme la majorité d’entre nous, j’ai déjà fait de ces choix qui me permettaient avant tout d’être aimée et acceptée des autres, peu importe comment je me sentais intérieurement.  Mais plus les années passent, plus je nettoie et je chemine, plus je suis capable de faire la différence entre dire oui (ou non) parce que c’est ce que mon Être et mon Coeur me chuchotent plutôt que de faire mes choix par peur du rejet et de l’exclusion.

Ça aussi c’est s’aimer!

Je dirais même que c’est aussi aimer l’autre!

S’aimer soi-même authentiquement permet d’aimer l’autre encore davantage.

Et aimer l’autre fait en sorte que l’amour s’écoule de lui également et se propage et rayonne encore plus!

Et si c’était par là qu’on en arrivera à répandre l’amour sur Terre?

Chose certaine, c’est aidant!  Et c’est super!  🙂

Mariepierre

10 outils qui me font du bien – neuvième semaine

9ème semaine d’une quête de neuf mois (40 semaines) de l’Amour de Soi.


Photo par Angela on Flickr

Cette semaine j’ai eu envie de vous partager mes dix coups de coeur de la semaine, dix outils qui ont mis de l’amour et de la joie dans ma semaine.

 

1.  Le jeûne intermittent – formule 16/8

J’en avais glissé un mot dans mon billet de la semaine dernière puis, depuis mardi dernier, j’ai passé à l’action et me suis mise au jeûne intermittent 16/8, soit 16 heures de jeûne quotidien et une plage de 8 heures où j’insère deux repas ou un repas et quelques collations.  À date, c’est super!  Le premier matin a été un peu étrange mais je me suis vite habituée! Je passe mon 16 heures de jeûne en partie à dormir (parce qu’un partie du 16 heures se passe la nuit!) et durant l’autre partie je m’arrange pour être le plus occupée possible.  Durant la plage de 8 heures où je mange, je deviens hyper attentive et consciente de mes choix, de leur goût, leur texture, etc!  Un des aspects très positifs pour moi est que je remarque que je suis beaucoup plus alerte durant la journée et moins épuisée le soir!  C’est merveilleux! Je suis aussi beaucoup plus sélective de ce que je mange.  Ça s’est fait spontanément! J’adore vraiment!

 

2.  Le kombutcha Rise

Le kombucha de Rise est mon élixir miracle depuis un bon bout et je le retrouve toujours avec joie et délice!  Allié géniale pour la digestion et rempli de probiotiques, d’acides aminés et d’enzymes, il est -en attendant de me mettre à faire moi-même mon kombucha- un coup de pouce quotidien dont je ne me passerais pas!  Pour en savoir un peu plus sur les bienfaits du kombucha vous pouvez suivre ce lien!

 

3.  Les smoothies

Verts, mauves ou bruns, les miens ont en commun d’être composés de fruits, légumes verts et eau.  Habituellement rien de plus et ce afin d’en faire un breuvage désaltérant, soutenant et délicieux!

 

4.  Le repos

L’aspect sur lequel je dois me surveiller le plus, mais cette semaine sommeil et repos ont vraiment fait partie de mon quotidien.  Pas encore plein de nuits de 8 heures, mais plusieurs petites siestes durant le jour qui ont permis d’équilibrer le tout!  Yé!  🙂

 

5.   Le réaménagement de mon espace atelier

Méga coup de coeur de la fin de semaine!  Ça faisait plusieurs mois que je jonglais avec comment améliorer mon petit espace atelier.  Tout s’est mis en place samedi et c’est avec le sourire fendu jusqu’aux oreilles et le coeur tout chaud que j’ai admiré le résultat de mon travail.  Très très hâte d’y travailler.  Dès demain!  🙂

 

6.   Le livre Radical Self-Love de Gala Darling

Je n’ai pas encore fini de le lire mais déjà j’ai des pages et des pages de notes de prises, des idées plein la tête et le coeur, et déjà de nouvelles habitudes de mise en place!  Un bijou de livre! Plus d’info sur son auteur ici!

 

7.   Le bol de déesse et sa sauce au miso et beurre de sésame

Depuis que je roule sur le jeûne intermittent 16/8, je porte plus davantage attention à mes diners. Les enfants étant à l’école et travaillant seule, j’avais pris un drôle de pli de n’importe quoi pour mes diners.  Prendre le temps de me préparer des trucs beaux, bons et santé et ce quotidiennement, est un super beau cadeau!  Un délicieux cadeau!  🙂

Hier midi je me suis fait un goddess bowl composé de patates douces au four, de riz basmati, de salade et verdure et de salade de pissenlits, le tout accompagné d’une sauce au miso trouvée ici.  J’ai remplacé le sirop d’agave par du sirop d’érable, le tahini par du beurre de sésame et j’ai doublé la quantité de gingembre. Délicieux!

 

8.   Le retour du printemps et travail en solo sur le terrain, la véranda et la maison

Dans mon coin de pays, la semaine dernière on a eu droit à plusieurs jours où la température a été plus que clémente!  J’en ai profité pour travailler dehors, nettoyer le terrain, enlever la pellicule plastique qui recouvre ma véranda lors de la saison froide, etc. Soleil, chaleur et vent m’ont accompagnée et m’ont fait tellement de bien!!!!!!  Hâte qu’ils soient de retour parce que depuis hier ce n’est pas très chaud! Mais qu’à cela ne tienne! Chaud pas chaud, bouger fait tellement de bien!!!

 

9.   La participation à un atelier de journal créatif

Dans le cadre de la semaine des bénévoles, l’organisme à qui j’offre un peu de mon temps, La Maison au Diapason, offrait à ses bénévoles la possibilité de participer à un atelier de journal créatif.  Ce fut une journée remplie d’exercices, de découvertes, de cheminement, de guérison et de nouvelles amitié.  Un super beau cadeau!

 

10.  La visite d’expositions et de galeries d’art

Fidèle à moi-même, je me suis offert, cette semaine encore, un après-midi de visite de galeries d’art.  Mon coup de coeur a été l’exposition Morceaux à Morceaux à Art Sutton. Une exposition où les grands formats de Carole Arbic, les robes de verre Patrycja Walton et certaines toiles de Renée Gélinas m’ont séduite!

 

Conclusion?  Une belle semaine, de beaux outils et du vent dans les voiles!

Et vous?  Avez-vous des outils qui vous font du bien et que vous aimez particulièrement?

Avec amour et lumière,

Mariepierre

 

 

Avoir peur de la mort… C’est aussi avoir peur de la vie!

Je viens tout juste d’apprendre le décès d’un être d’exception.
Un homme qui en a inspiré plusieurs.
Un homme à la lumière et au sourire contagieux.

Je vous partage ici sa lettre de départ qu’il avait préparée. Une lettre remplie d’enseignements importants.  La publication originale se trouve ici.

À vous que j’aime –

Cela fait déjà plusieurs années que j’ai accepté ma condition et appris à vivre avec mes handi-caps physiques. Avec tout ce que j’ai entrepris pour améliorer ma santé, j’aurais aimé trouver une certaine stabilité, un certain confort dans mon corps. Si j’ai repoussé un seuil de douleur qui ne me quitte jamais, depuis quelques mois mon corps donne des signes de grande fatigue. Les moments de répit sont de plus en plus courts et je vis dans la souffrance la majeure partie du temps.

Aujourd’hui, je suis un peu essoufflé du parcours des 10-15 dernières années. Les épreuves ont été nombreuses : réapprendre à écrire après avoir subit des arthroses aux poignets, accepter la nouvelle physionomie de mon visage après avoir été opéré à la mâchoire, réapprendre à marcher, me réveiller d’une anesthésie avec une stomie (sac à l’abdomen), et j’en passe car la liste est trop longue. À chacune de mes convalescences, toujours à recommencer : essayer de re-prendre de la masse musculaire perdue, regagner du souffle, de la force.

En réalité, la prise de corticostéroïdes me rend vulnérable à toutes formes d’infections bactériologiques. Le zona et méningite ne m’ont pas épargnés et maintenant mes plaies
et certains organes s’infectent pour un rien. Je dois constamment prendre des antibiotiques. La cortisone a aussi engendré une ostéoporose prématurée. Aujourd’hui, mes os sont fragiles comme du verre et ma peau est mince comme du papier de soie. Je me blesse au moindre petit accrochage. Ce-la a eu l’avantage de m’obliger à constamment être dans le moment présent et de rester conscient du moindre mouvement. Le moindre faux pas peut engendré un séjour prolongé à l’hôpital. Je crois que je suis maintenant arrivé à une nouvelle étape dans l’acceptation de ma vie à travers la maladie.

Il y a longtemps que vous êtes témoins de mon acharnement à rester en vie, à persévérer sur tous les fronts et à essayer d’améliorer ma qualité de vie. Vous avez été témoins et présents dans les moments les plus difficiles, les moments où nous étions tous convaincu que la fin était arrivée. Vous étiez aussi là pour m’encourager à poursuivre mes rêves, des rêves qui pouvaient parfois paraître irréalistes. Vous avez été les premiers à me féliciter de ne jamais avoir aban-donné, d’être resté positif. Vous m’avez dit que j’étais pour vous un exemple de courage et d’inspiration. Je suis extrêmement reconnaissant envers vous pour votre support, votre pré-sence et tout l’amour que nous avons partagé.

Pendant toutes ces années, je me suis souvent demandé comment ça finirait. Depuis quelques mois, mon cœur m’envoie des messages, il faiblit et il me devient de plus en plus difficile de respirer, surtout la nuit, ce qui m’empêche de dormir et de récupérer. Je suis constamment épuisé. M’habiller, manger ou même le simple geste de me brosser les dents me demande un effort considérable. L’œdème aux jambes et à l’abdomen causé par la rétention d’eau ne peut se résorber ou se contrôler complètement. L’échographie du cœur récemment pratiqué par les cardiologues le confirme. Le cœur, ainsi que les reins sont extrêmement malade et se détériorent rapidement. Les médecins et moi sommes conscients qu’il n’est qu’une question de temps avant que mes reins atteignent le point de non retour. Je sens le bio rythme de mon corps ralentir – mon appétit, ma digestion, mon temps d’éveil… tout est au ralenti. Je ne veux plus essayer de nouveaux traitements pour prolonger ma vie. J’estime avoir le droit de choisir et j’accepte maintenant d’être considéré comme un homme en fin de vie. Pour le temps qu’il me reste, je ne veux plus souffrir… C’est tout ce que je demande.

Je vie présentement des moments magiques où il n’y a que contemplation face à la vie. Un sentiment de légèreté et de liberté inégalable qui me libère à tous les niveaux de mon être. Après tout ces années, je serai bientôt libre et détaché de mon enveloppe corporelle. J’attends mon passage dans l’autre dimension avec enthousiasme et joie. Je ressens la mort comme une étape, un rite de passage qui fait partie intégrante de la vie humaine. Aujourd’hui, je sens autant la présence de la vie en moi que celle de la mort. Les deux états sont présents pour me rappeler l’équilibre fondamental qui gouverne notre univers. Quiconque vie avec la peur de sa propre mortalité n’a jamais vraiment expérimenté la vraie sensation de se sentir vivant.
Avoir peur de la mort… C’est aussi avoir peur de la vie!

Je veux vivre mon dernier souffle de vie entouré de mon fils, de ma famille et de mes proches. Il est important pour moi de partir dans la paix, l’acceptation et le détachement absolu. J’ai maintenant l’appui d’une équipe d’infirmières et de médecins en soins palliatifs de Magog. Une équipe de gens conscients de ma situation et qui respecte mes choix. Tout cela me rassure énormément et m’enlève un poids énorme sur la conscience.
Je quitterai ce monde dans l’intégrité et avec sérénité.

Soyez heureux de ma libération et souhaitez moi bon voyage.
La vie reste un grand jeu.
Cessons de nous prendre tant au sérieux.
La mort n’est qu’une étape inévitable à expérimenter qui arrivera bientôt pour moi.
Nous sommes tous atteint de cette maladie dégénérative appelé « la vie ».
Peu importe notre parcours, nous n’en sortirons pas vivants… Chacun à son heure !
Alors Amusez-vous ! Profitez de chaque instant.
Faites le choix de simplement être heureux.
La vie est belle, simple et surtout magique…
Je vous aime
Dieu vous aime
BE Happy
Amen

Nota Bene : Steve a rencontré un vent propice et à ouvert les ailes le jeudi 27 avril 2017 vers 20h00.
Enveloppons-le de sérénité.
Paix & Amour

Pour en savoir plus sur Steve et vous imbiber un peu de sa vision des choses, de son courage et de sa relation à la Vie, je vous invite à visiter son blogue en suivant ce lien.

Bon voyage Steve!
Merci pour tout.

 Mariepierre

La joie et la gratitude au quotidien!

Dans mon dernier billet, je mentionnais mon désir de rajouter de la joie dans mon quotidien et d’amplifier sa présence dans ma vie.  Je jonglais à différentes possibilités afin de trouver un moyen de prendre conscience de sa présence actuelle, de mon IRJ  (indice relatif de joie!).  À prime abord ça semble facile d’en prendre conscience, mais avec les journées qui déboulent, j’avais besoin d’un outil concret qui me permettrait d’être assidue dans ma prise de conscience.  Un journal de joie peut-être?  Ce n’était pas tout à fait ça.

C’est alors que j’ai pensé à ce pot qui trône sur ma table depuis janvier.  En fait, il est là depuis janvier 2016.  Au départ il devait être un outil pour noter les miracles de tous les jours.  Mais ça n’a pas fait long feu, comme si je ne cliquais pas avec cette obligation de trouver un miracle quotidien.  J’ai tenté de jouer le jeu mais quand à la fin de 2016 j’ai réalisé le peu de bouts de papier insérés dans mon « pot de miracles », j’ai su qu’il fallait que j’ajuste quelque chose.

C’est donc en janvier 2017 que j’ai changé l’étiquette et l’intention, transformant ainsi mon pot en « pot de gratitudes ».  À chaque soir je prenais un instant pour écrire sur un papier ma ou mes gratitudes de la journée et je l’insérais dans mon pot.  Quelle différence! 🙂

Certaines de ces gratitudes sont suite à des petits ou grands miracles et d’autre sont pour de petits moments qui semblent anodins mais qui m’ont touchée.

L’idée derrière ce pot de gratitudes n’a rien de nouveau.  Petit frère du journal de gratitude, il découle lui aussi du principe qu’en prenant conscience du beau et du bon dans nos vies on se place dans un état d’âme beaucoup plus réceptifs aux cadeaux de la Vie.  De plus, relire tous ces petits bouts de papiers en fin d’année, seul ou en famille, a un effet merveilleux sur le moral et peut s’insérer à merveille dans un rituel de fin d’année!

Mais quel est le lien de tout ceci avec ma réflexion sur la joie?

Simplement parce que je me disais que si remarquer le bon et le beau dans notre vie et avoir de la gratitude en ce sens augmente notre quotient de beau/bon/gratitude, prendre le temps de remarquer, noter et apprécier les moments de joie quotidiens aurait sûrement pour effet d’inviter encore davantage de joie dans nos vies n’est-ce pas!?  Et ce, peu importe notre âge!!!

J’ai donc apporté une petite modification à mon pot et maintenant, en plus d’y déposer mes gratitudes quotidiennes, j’y dépose aussi à chaque jour un petit papier sur lequel j’inscris au moins un moment de petite ou grande joie qui s’est passé dans ma journée.

J’en suis à ma première semaine à remarquer la joie dans ma vie, mais so far so good!
Et en prime, ça m’aide à ne pas prendre la Vie si au sérieux et à rester en contact avec mon coeur d’enfant!  🙂

Si tout ça a piqué votre curiosité, je vous invite fortement à l’essayer et à adapter tout ça à vos besoins et désirs!

Que la lumière, l’amour et la joie soient!

Mariepierre