Les fourmis et la guerrière

La semaine dernière, la Rambo en moi est sortie de ses gonds. Vous avez peut-être vu mon post passer sur Facebook ou Instagram mercredi dernier, en plein coeur de cette guerre de territoire, alors pourquoi maintenant en faire un billet? Parce qu’une fois toute cette épopée déposée sur Facebook et Instagram, un grand calme est apparu et c’est de lui que je veux vous parler.

Je savais et sentais profondément (même au creux de mon élan de guerrière) que cette prise de position – et surtout le fait de la partager si publiquement – faisait partie d’une des leçons que les fourmis m’offraient.

Oser prendre toute MA place. Oser être Mariepierre dans tout ce qu’elle est, dans tout ce que je suis. Oui c’était risqué parce que d’un côté comme de l’autre certains seraient peut-être froissés. Bon, on s’entend que je n’ai pas égorgé un lapin avec mes dents là! J’ai simplement délimité puissamment où se situaient mes limites, mes boundaries.

Pour vous mettre en contexte, si vous n’avez pas eu vent de cette mésaventure, je vous fais un petit recap rapide:

Il y a dix jours, avec l’arrivée du temps doux, les (grosses) fourmis se sont pointées (rien de surprenant là-dedans!) et leur lieux de prédilection semblait être ma cuisine (rien de surprenant là non plus). Mais, malheureusement pour elles, elles me dégoûtent lorsqu’elles sont dans ma maison. Cohabitation impossible.

Les produits chimiques et l’extermination n’étant pas mon genre, je préfère utiliser tous mes moyens de Sorciesse pour cohabiter presqu’harmonieusement avec elles. Le deal que je leur déclare à voix haute à chaque année, ressemble habituellement à ceci: Restez dehors et je fais attention pour ne pas vous déranger, rentrez chez-moi et je vous aplaties (en répétant ma déclaration à chaque aplatissement). Habituellement, après une semaine de ce manège, nos territoires respectifs sont établis et respectés.

SAUF QUE cette année, elles n’ont pas accepté ma demande et elles ont dépassé autant mes limites territoriales que ma patience. Ma Guerrière est donc sortie de ses gonds mercredi soir dernier, quand j’ai ouvert le lave-vaisselle PROPRE et suis arrivée nez à nez avec une douzaine de grosses fourmis dégueulasses. That’s it. Ça a tilté en moi et je suis passée à l’étape Mp-Rambo.

Après une virée infructueuse au village pour trouver des pièges à fourmis (je ne devais pas être la seule avec ce problème puisque les tablettes étaient vides) je suis revenue à la maison et, après avoir reparti le lave-vaisselle afin d’ébouillanter celles qui s’y trouvaient, j’ai décidé d’aller ventiler un peu sur mon Facebook perso. Après avoir publié mon post, j’ai senti que l’invisible m’invitait à le partager également sur le compte Instagram ainsi que sur le Facebook de La Déesse Joyeuse. Je l’ai fait un peu comme un acte de foi, en retenant mon souffle, parce que je n’étais vraiment pas convaincue que c’était une bonne idée. Mais l’Univers avait d’autres plans.

Non seulement le post a été bien reçu sur mes deux plateformes, mais plus je lisais et répondais aux commentaires, plus je comprenais les leçons que la Vie m’offrait à travers toute cette saga et plus je voyais à quel point je permettais également à d’autres de partager cette médecine. Je dépose ici les leçons que j’en ai tirées, un peu pêle-mêle et en format abrégé puisque la majorité d’entre-elles seront très probablement développées plus en profondeur un peu plus tard.

Photo by Sian Cooper on Unsplash

Ce que les fourmis m’ont appris:

1) Assez c’est assez. Et ça inclus mettre mes limites clairement et les faire respecter, protéger le territoire (le mien et aussi le territoire à plus grande échelle), oser flusher les envahisseurs et ce qui ne me convient pas ou plus.

2) Oser me montrer dans tout ce que je suis, même le pas zen pentoute, le pas peace n love, et ce qui me semble moins lumineux ou parfait. Ma bouncer/warrior évolue elle aussi et fait partie de moi, de l’humaine que je suis.

3) Se dire, c’est se dénouer.

4) Oser brasser quand la situation le demande.

5) Prendre mon espace même (surtout) devant les énergies envahissantes.

Photo by Vlad Tchompalov on Unsplash

Notre affrontement territorial aura été de courte durée. Je n’ai pas eu à utiliser le Raid que j’avais acheté ni de passer aux armes plus puissantes. Le soir même, à travers les nombreux trucs qui m’ont été partagés en commentaires à mes posts, j’ai essayé le mix 4 portion de sucre à glacer pour 1 portion de Borax. Bien mélanger le tout et le répandre là où les fourmis semblent les plus nombreuses et actives. (Attention à le mettre hors de la portée des enfants et animaux!). Physiquement, ce mix a sûrement eu un impact, mais le résultat a été si rapide que j’ai l’impression que c’est au moins autant mon état d’esprit et ma position solide et déterminée à protéger mon territoire ainsi que d’avoir osé afficher avec transparence ce côté de moi qui a peut-être fait en sorte que les fourmis sont rapidement parties. J’en ai aperçu deux dans la cuisine le lendemain et puis ça a été tout…

Est-ce que je me sens victorieuse? Non, je me sens plutôt en paix en réalisant que j’ai compris l’enseignement qui se cachait derrière l’éruption des fourmis dans ma cuisine. Je suis contente et apaisée d’avoir catché rapidement! Non seulement car il n’y a plus de fourmis dans ma cuisine, mais parce que nous avons retrouvé nos bonnes habitudes de voisinages. Je fais attention à elles lorsque je suis dehors et les dérange le moins possible, et de leur côté elles se tiennent loin de ma maison.

Est-ce que je me sens mal de m’être choquée? Non. Comment pourrais-je l’être? C’est grâce à ce trop plein et ce débordement colérique que j’ai enfin osé présenter sur les plate-formes de La Déesse Joyeuse ma Guerrière/Bikeuse. Me croiriez-vous si je vous disais que très peu de personnes avaient vu cette photo prise par mon amie photographe il y a déjà quelques années? Moi qui assume ma Femme-Louve, j’ai été surprise de réaliser que j’avais mis ma Guerrière loin de l’oeil publique!

Ça aura donc pris des fourmis dans ma cuisine pour assumer pleinement ce côté de moi comme partie intégrante de ce que je suis et donc de ce qu’est la Déesse Joyeuse. Mes réflexions sur cette aventure ne sont pas terminées. Je reviendrai ici vous en jaser au fur et à mesure de mes découvertes!

Chose certaine, assumer et aimer chaque partie de qui nous sommes est un must. S’aimer, s’assumer et se présenter aux autres dans tout ce que nous sommes est essentiel et tellement bénéfique, pour nous et pour l’autre également.

Merci les fourmis pour cette belle occasion de cheminement!

Avec Amour et Lumière

Mariepierre


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